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"Meeting point"

Samedi 30 Mars 2019 - Samedi 25 Mai 2019
Davor VRANKIC
  • Davor VRANKIC est né 1965, à Osijek, en Croatie. Il vit et travaille à Paris (France). Vrankic a étudié à l’École des beaux-arts de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) de 1986 à 1988 puis, de 1988 à 1991, à celle de Zagreb (Croatie), où il a obtenu son diplôme. Il a complété sa formation à la Faculté d’Arts Plastiques, Paris VIII, de 1995 à 1999. Vrankic réalise des dessins à la mine de plomb et sur de grands formats. Noir et blanc, proches du photoréalisme, ses œuvres confrontent dans un seul et même espace toutes ses expériences visuelles, de la peinture classique à la vidéo, de la photographie à la gravure. Ses œuvres ont été montrées dans de nombreuses expositions individuelles et collectives à Paris, New York, Bruxelles, Amsterdam… Il a reçu différents prix d’art et son travail a rejoint les collections de nombreux musées internationaux (MoMA, New York ; Musée Overholland, Amsterdam…) ainsi que des collections privées.

     

    Nous sommes invités à nous laisser envahir par le spectacle baroque et saisissant de cet hyperréaliste de l'émotion, ce conteur rétro-futuriste qui aime transformer la matière et envelopper le sublime d'une couche d'inconfort moribond. Ici la grandeur mystique des maîtres flamands ou espagnols fusionne avec des références underground et populaires, il nous parle de ses héros de bande-dessinée, de la quête du merveilleux selon Miyazaki ou encore des contes traditionnels fantastiques de l'Est. À l'image de ces figures éternelles qui ont bercé notre enfance ou nous accompagnent encore aujourd'hui, les mondes dessinés de Davor Vrankic nous fascinent parce que leur étrangeté nous est familière. En dessinant cette réalité apocalyptique et crépusculaire, qui est aussi un peu la nôtre, l'artiste nous rappelle avec la sagesse des visionnaires que "le véritable état du monde, c'est le chaos". Anne-Cécile Guitard

     

    2B or not 2B? That is the question

    « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n'en rêve votre philosophie ».    (Hamlet, I, 5, 165-166) Shakespeare

    Il faut monter huit étages à pied pour accéder à l'atelier de Davor Vrankić. Ce n'est pas rien. Mais, une fois passé la petite porte et le vestibule encombré, quelle récompense ! 

    On découvre une œuvre incomparable, unique en son genre ; celle d'un dessinateur génial qui ne compte et ne s'appuie concrètement sur rien d'autre que sa main et son crayon pour matérialiser un univers visuel sorti tout droit de son cerveau. Davor n'emploie pas de photographies ni de documents visuels, pas de croquis, pas de plan, pas d'esquisse. Le point de départ est toujours le même : une feuille blanche de format variable, un crayon de papier 0,9 2B.  J'allais oublier : pas de gomme. Voilà pour ce qui est des règles du jeu. Le reste est libre et fondamentalement indéterminé. Le dessin s'arrête de lui-même une fois l'espace arrivé à saturation. Saturation est probablement le mot juste, mais il ne rend que faiblement compte de l'impression saisissante éprouvée face à ces œuvres. Il y a quelque chose de démentiel et d'ahurissant. A-t-on jamais vu un pareil enchevêtrement de formes, de matières, de personnages, de lieux, d'espace, de temps, d'ombre et de lumière ? Pas sûr. Bosch, Brueghel, Altdorfer, Durer ou plus près de nous Erro, Sarah Sze, Jim Shaw ou Tom Friedman, chacune et chacun étant passé maître dans l'art d'occuper l'espace, de tisser sa toile où notre regard vient se poser pour rapidement se perdre sans jamais trouver l'issue. Et de fait, il n'y a ni issue ni échappatoire, seulement des plis et replis, des anfractuosités, des goulets, des chemins mais toujours à l'intérieur du susdit monde encombré à outrance. Il y a une chose toutefois : tout n'est pas net. Il y a parfois une zone floue. Comme si la mise au point si chère à Davor, lui qui excelle à rendre de manière si méticuleuse les matières et les textures, allait de pair avec une capacité à troubler le regard. Est-on en train de regarder quelque part ailleurs, très loin ou très près, à travers une lentille, celle d'un judas, d'un microscope ou d'un télescope ? Est-ce un monde miniature qui se cache au niveau sub-atomique ou bien à l'autre bout de l'univers lointain sur une lointaine planète ? Ou encore s'agit-il d'un miroir reflétant une réalité latente et seulement perceptible à travers son reflet ?  Au fond qu'importe. C'est aussi fou, aussi vaste et énigmatique que le ciel et la terre réunis. 2B or not 2B? That is the question. And 2B is the answer.

    David Rosenberg, Paris, juin, 2016

     

    EN SAVOIR +

    http://www.davorvrankic.net/

    https://www.facebook.com/davor.vrankic.5?ref=br_rs

    https://www.youtube.com/watch?v=zV54dFhR2k4

    https://www.boumbang.com/davor-vrankic/

     

  • Crossing the Line 2017 - 2018, mine de plomb sur papier, 217 x 114 cm
    Call of Beauty, 2017, mine de plomb sur papier, 106 x 206 cm.
    Duel au soleil, 2010 – 2018, mine de plomb sur papier, 120 x 80 cm.
    Only Good Memories, 2018, mine de plomb sur papier, 140 x 100 cm.
    Home Variations 2013- 2014, mine de plomb sur papier, 178.2 x 210 cm
    Retour de Pinochio, 1997-1998, mine de plomb sur papier, 240 x 150 cm
    Home Variations, 2013-2014, mine de plomb sur papier, 178,2 x 210 cm
    True self portraits, 2009-2010, mine de plomb sur papier, 29,7 x 21 cm
    TOGETHER, 2008, mine de plomb sur papier, 120 x 80 cm
    TOGETHER, 2007, mine de plomb sur papier, 120 x 80 cm
    True self portraits, 2009-2010, mine de plomb sur papier, 29,7 x 21 cm
    IN THE HOUSE, THERE WERE TWO OF US, 2007, graphite lead on paper, 32,5x50cm
    1IN THE HOUSE, THERE WERE TWO OF US, 2008, mine de plomb sur papier, 32,5x50
    IN THE HOUSE, THERE WERE TWO OF US, 2008, mine de plomb sur papier, 32,5x 50
    LES CADEAUX, 2008, mine de plomb sur papier, 50x70cm
    True self portraits, 2009-2010, mine de plomb sur papier, 29,7 x 21 cm
    JOUR DE LA FETE, 2009, pencil on paper,50,2 x 65cm
    PETITE COLLECTIONNEUSE, pencil on paper,77 x 58,5 cm, 2009
    DON'T WORRY, TOMORROW IT'S ANOTHER DAY, 2009, pencil on paper, 65 x 50,2cm
    Petite Collectionneuse, 2009, mine de plomb sur papier, 76,7 x 58,5 cm