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CONFERENCE-DÉBAT « Quand la Franc-Maçonnerie connaît des inversions du champ magnétique »

Jueves 04 Diciembre 2014

Présentation par Hervé Vigier et animation par Nicolas Caudeville

Période : La France du 18e siècle au cours de laquelle les rites maçonniques continentaux prirent leur essor. Le RER qui se forgea à travers le Convent de Gaules (1778) et celui de Wilhelmsbad (1782), le futur REAA qui partit en 25 grades dans les malles d’Edgard Morin, lorsqu’il quitta Bordeaux pour les Antilles le 27 mars 1762, le Rite Français qui adopta sa synthèse des grades symboliques et ordres de sagesse entre 1784 et 1786.

Organisation : D’abord de très nombreux systèmes, souvent éphémères, de très nombreux grades sans progression arrêtée, des Loges, des Mères-Loges et une première Grande Loge très modeste, une ouverture humaine résonnant au son des propos d’Héraclite soulignant que « tous les êtres éveillés vivent dans le même monde » et accueillant de nombreuses sensibilités, dans l’esprit d’un retour vers l’âge d’or de la spiritualité. Une unité finalement forgée dans la souplesse et l’ouverture, par le GODF.

Esprit : Celui d’une chevalerie qui ne trouve pas son éclat dans les conditions sociales de la naissance mais dans la progression valeureuse de l’individu, et dans sa capacité à tirer de ses épreuves une Parole authentique puisée au fond de son cœur et de son entendement.

Composition : Acceptation des femmes pour devenir Sœur au sein des Loges d’adoption à compter de 1740 et jusqu’en 1808, au sein du GODF.

Inversion : Dès 1804, l’empereur voulut totalement contrôler l’ensemble de la Maçonnerie française, en modifia l’esprit et mit à sa tête l’ancien 2e consul, devenu archichancelier de l’empire, Cambacérès. La restauration puis le 2d empire conservèrent un statut surveillé identique. A la fin du 19e siècle puis au 20e siècle, les obédiences conservèrent pour elles-mêmes cette volonté de mainmise, de contrôle et de parodie pompeuse, trop souvent ressentie comme flatteuse.

Débat : A travers le message primordial de la Maçonnerie française du 18e siècle, qui s’oppose à considérer que l’Ordre détient une vérité venue d’en haut, qui doit être imposée à tous par formatage ou exclusion, quelles sont les solutions contemporaines pour retrouver l’union qui apparut à la fin du 18e siècle ? Quel rôle joue l’Angleterre où la Maçonnerie Moderne est apparue ? Quel rôle joue les principales obédiences françaises, le très grand nombre de petites obédiences, de fédérations de Loges et de Loges Libres ? Quel est la place des juridictions de perfectionnement ? Le vent d’authenticité qui souffle de Perpignan à Nice sur tout le Midi, sera-t-il contagieux et inversera-t-il à nouveau le champ magnétique de la Maçonnerie française ?

Lumière : « Comment savons-nous le moment précis où la nuit s’achève et où le jour commence ? Quand un étranger s’approche, nous le confondons avec notre Frère et les conflits disparaissent. Voilà le moment où la nuit prend fin et où le jour commence ».

Shimon Peres שמעון פרס
Hervé Vigier un des co-auteur abordera tous ces thèmes et Nicolas Caudeville journaliste de l'archipel contre attaque animera les débats